FOCAC<\/a><\/strong> devrait exprimer une approche strat\u00e9gique plus large \u00e0 l'\u00e9gard de l'Asie dans son ensemble, en tenant compte des partenariats strat\u00e9giques avec le Japon (TICAD) et l'Inde (IAFS), ce qui n\u00e9cessiterait une plus grande et meilleure coordination des engagements de l'Afrique en mati\u00e8re de partenariat ext\u00e9rieur.<\/p>\n\n\n\nLa Chine joue un r\u00f4le de premier plan en Afrique, <\/strong>devenant l'un des principaux investisseurs \u00e9trangers sur le continent. Son expansion \u00e9conomique, ax\u00e9e sur les infrastructures et le d\u00e9veloppement urbain, modifie rapidement le visage des villes africaines. Toutefois, ce processus pose \u00e9galement des probl\u00e8mes d'int\u00e9gration dans le contexte local et n\u00e9cessite une diplomatie africaine plus large \u00e0 l'\u00e9gard de l'Asie afin de maximiser les avantages de ces partenariats.<\/p>\n\n\n\n<\/span>Initiative \"Belt and Road\" (ceinture et route)<\/span><\/h2>\n\n\n\nL'initiative \"Belt and Road\" (BRI), connue en italien sous le nom de \"Nouvelle route de la soie\".<\/strong>L'Initiative pour la croissance et l'emploi est une initiative strat\u00e9gique lanc\u00e9e par la R\u00e9publique populaire de Chine en 2013, sous la direction du pr\u00e9sident Xi Jinping. Elle vise \u00e0 am\u00e9liorer les liens commerciaux et infrastructurels entre la Chine et de nombreux pays d'Eurasie, d'Afrique et d'ailleurs, gr\u00e2ce \u00e0 des investissements importants dans les infrastructures telles que les routes, les chemins de fer, les ports et les installations \u00e9nerg\u00e9tiques.<\/p>\n\n\n\n<\/div>\n\n\n\n
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<\/span>Objectifs et structure<\/span><\/h3>\n\n\n\nLe BIS comporte deux volets principaux :<\/p>\n\n\n\n
\nLa route de la soie terrestre<\/strong>Il comprend un r\u00e9seau de \"ponts terrestres\" qui facilitent les \u00e9changes entre la Chine et l'Europe, en passant par des pays tels que le Pakistan et la Russie.<\/li>\n\n\n\nLa route de la soie maritime<\/strong>Il vise \u00e0 d\u00e9velopper des routes maritimes reliant la Chine \u00e0 l'Europe et \u00e0 l'Afrique de l'Est.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\nL'initiative pr\u00e9voit des investissements estim\u00e9s \u00e0 plus de 1 000 milliards d'USD, impliquant quelque 68 pays, repr\u00e9sentant plus de la moiti\u00e9 de la population mondiale et une part importante du produit int\u00e9rieur brut mondial.<\/p>\n\n\n\n
<\/span>Implications \u00e9conomiques et g\u00e9opolitiques<\/span><\/h3>\n\n\n\nLa BRI n'est pas seulement un projet \u00e9conomique, elle a aussi des implications g\u00e9opolitiques importantes. Elle pourrait permettre \u00e0 la Chine de renforcer son influence dans des r\u00e9gions strat\u00e9giques, en promouvant les liens commerciaux et culturels tout en r\u00e9duisant sa d\u00e9pendance \u00e0 l'\u00e9gard des routes maritimes contr\u00f4l\u00e9es par des puissances telles que l'Union europ\u00e9enne. les \u00c9tats-Unis<\/strong>. Les d\u00e9tracteurs de l'initiative voir comme une forme de n\u00e9o-colonialisme<\/strong>dans laquelle la Chine exerce une influence politique sur les pays en d\u00e9veloppement par le biais de pr\u00eats et d'investissements.<\/p>\n\n\n\n<\/span>Collaborations et accords<\/span><\/h3>\n\n\n\nEn 2019, l'Italie est devenue le premier pays du G7 \u00e0 signer un protocole d'accord avec la Chine sur la BRI.<\/strong>ouvrant la voie \u00e0 une s\u00e9rie d'accords dans divers domaines, notamment la technologie, l'\u00e9nergie et la culture. Ces accords visent \u00e0 faciliter la coop\u00e9ration entre les entreprises chinoises et italiennes, ainsi qu'\u00e0 promouvoir les \u00e9changes culturels et scientifiques.<\/p>\n\n\n\nEn r\u00e9sum\u00e9, l'initiative \"la Ceinture et la Route\" repr\u00e9sente une tentative ambitieuse de la Chine d'\u00e9tendre son influence \u00e9conomique et politique \u00e0 l'\u00e9chelle mondiale par le biais d'un vaste programme d'investissements dans les infrastructures et de collaborations internationales.<\/p>\n\n\n\n
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<\/span>Secteurs d'investissement en Afrique : comparaison entre la Chine et l'Europe<\/span><\/h2>\n\n\n\nCes derni\u00e8res ann\u00e9es, la Chine et l'Europe ont toutes deux intensifi\u00e9 leurs investissements en Afrique, mais les secteurs dans lesquels elles se concentrent diff\u00e8rent consid\u00e9rablement. Cet article analyse les principaux secteurs qui attirent les investissements europ\u00e9ens et chinois, en soulignant les strat\u00e9gies et les priorit\u00e9s de chaque acteur.<\/p>\n\n\n\n
<\/span>Secteurs d'investissement chinois en Afrique<\/span><\/h3>\n\n\n\nLes investissements chinois en Afrique sont principalement orient\u00e9s vers :<\/p>\n\n\n\n
\nInfrastructure<\/strong>La Chine a investi massivement dans la construction de routes, de chemins de fer, de ports et d'autres infrastructures essentielles. En 2020, 29% des pr\u00eats chinois en Afrique \u00e9taient destin\u00e9s aux transports, suivis par 25% pour le secteur de l'\u00e9nergie et 11% pour le secteur minier.<\/li>\n\n\n\nSecteur minier<\/strong>La Chine est tr\u00e8s active dans le secteur minier, investissant dans des projets d'extraction de min\u00e9raux essentiels \u00e0 la transition \u00e9nerg\u00e9tique mondiale, tels que le lithium et le cobalt. Ces min\u00e9raux sont indispensables \u00e0 la production de batteries et d'autres technologies vertes.<\/li>\n\n\n\nL'\u00e9nergie<\/strong>Les investissements chinois dans le secteur de l'\u00e9nergie portent \u00e0 la fois sur les \u00e9nergies renouvelables et sur les combustibles fossiles. La Chine a financ\u00e9 de nombreuses centrales solaires et \u00e9oliennes, mais continue \u00e9galement d'investir dans le p\u00e9trole et le gaz.<\/li>\n\n\n\nTechnologies de l'information et de la communication (TIC)<\/strong>Le projet : Des entreprises telles que Huawei ont \u00e9tabli une pr\u00e9sence significative en Afrique, contribuant au d\u00e9veloppement des t\u00e9l\u00e9communications et de la num\u00e9risation sur le continent.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n\nEntre 2000 et 2019, les cr\u00e9anciers publics et priv\u00e9s chinois ont pr\u00eat\u00e9 153 milliards USD aux gouvernements et entreprises publiques africains.<\/li>\n\n\n\n Les flux annuels d'investissements directs \u00e9trangers (IDE) en provenance de Chine ont augment\u00e9 progressivement entre 2000 et 2021, atteignant 5 milliards USD cette ann\u00e9e-l\u00e0.<\/li>\n\n\n\n Entre 2017 et 2020, la Chine a \u00e9t\u00e9 le premier investisseur en Afrique en termes d'emplois et de capitaux et le troisi\u00e8me en termes de nombre de projets ; au cours de cette p\u00e9riode de trois ans, 20% de capitaux africains sont venus de Chine.<\/li>\n\n\n\n Les investissements chinois se concentrent sur de grands projets d'infrastructure tels que les routes, les chemins de fer, les ports et les t\u00e9l\u00e9communications dans le cadre de l'initiative \"Belt and Road\".<\/li>\n\n\n\n P\u00e9kin a impliqu\u00e9 \u00e0 la fois de grandes soci\u00e9t\u00e9s africaines et des entreprises publiques, ainsi que des petites et moyennes entreprises.<\/li>\n\n\n\n Les secteurs prioritaires mentionn\u00e9s ci-dessus comprennent l'\u00e9nergie, l'environnement et les technologies de l'information et de la communication (TIC).<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<\/span>Secteurs d'investissement europ\u00e9ens en Afrique<\/span><\/h3>\n\n\n\nLes investissements europ\u00e9ens, quant \u00e0 eux, se concentrent sur diff\u00e9rents secteurs :<\/p>\n\n\n\n
\nSecteur agroalimentaire<\/strong>L'Union europ\u00e9enne est le premier partenaire commercial de l'Afrique dans le secteur agricole, avec un fort accent sur l'agriculture durable et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. Ce secteur repr\u00e9sente une opportunit\u00e9 strat\u00e9gique pour am\u00e9liorer les conditions de vie et promouvoir le d\u00e9veloppement rural.<\/li>\n\n\n\nSant\u00e9<\/strong>Le programme \"Global Gateway\" de la Commission europ\u00e9enne : Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, l'Europe a augment\u00e9 ses investissements dans le secteur de la sant\u00e9, reconnaissant l'importance d'une infrastructure de sant\u00e9 solide pour une croissance durable. Des initiatives telles que le Global Gateway de la Commission europ\u00e9enne visent \u00e0 soutenir le d\u00e9veloppement de la sant\u00e9 en Afrique.<\/li>\n\n\n\nTechnologies vertes et durabilit\u00e9<\/strong>L'Europe investit dans des projets li\u00e9s aux \u00e9nergies renouvelables et \u00e0 la durabilit\u00e9 environnementale, cherchant \u00e0 promouvoir des pratiques respectueuses de l'environnement et \u00e0 r\u00e9duire l'impact environnemental des activit\u00e9s \u00e9conomiques en Afrique.<\/li>\n\n\n\nFormation et d\u00e9veloppement des comp\u00e9tences<\/strong>Les investissements europ\u00e9ens comprennent \u00e9galement des programmes de formation professionnelle et de d\u00e9veloppement des comp\u00e9tences visant \u00e0 am\u00e9liorer la main-d'\u0153uvre locale et \u00e0 promouvoir l'emploi des jeunes.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n\nJusqu'\u00e0 l'\u00e9poque pr\u00e9-covide, le IDE europ\u00e9en<\/strong> ont repr\u00e9sent\u00e9 entre 40 et 50% du total des investissements en Afrique.<\/li>\n\n\n\nToutefois, ces derni\u00e8res ann\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9es par un ralentissement des investissements europ\u00e9ens et une diminution de leur poids sp\u00e9cifique par rapport aux autres acteurs internationaux.<\/li>\n\n\n\n La France, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas figurent parmi les principaux investisseurs europ\u00e9ens en Afrique.<\/li>\n\n\n\n L'UE tente de relancer sa pr\u00e9sence avec des initiatives telles que le programme Global Gateway, qui vise \u00e0 mobiliser 150 milliards d'euros d'investissements en Afrique entre 2021 et 2027.<\/li>\n\n\n\n Les pays du Golfe, en particulier les \u00c9mirats arabes unis, ont \u00e9galement augment\u00e9 de mani\u00e8re significative leurs investissements en Afrique ces derni\u00e8res ann\u00e9es, en se concentrant sur des secteurs tels que les \u00e9nergies renouvelables et l'hydrog\u00e8ne vert.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\nAlors que la Chine a pris la t\u00eate des investissements en Afrique, en particulier dans les infrastructures et les projets \u00e0 grande \u00e9chelle, l'Europe tente de relancer sa pr\u00e9sence avec de nouvelles initiatives, mais doit encore rattraper d'autres acteurs internationaux tels que la Chine et les pays du Golfe.<\/p>\n\n\n\n
<\/span>Principales diff\u00e9rences entre les investissements chinois et europ\u00e9ens<\/span><\/h3>\n\n\n\nSecteur<\/th> Investissements chinois<\/th> Investissements europ\u00e9ens<\/th><\/tr><\/thead> Infrastructure<\/td> Priorit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e, ax\u00e9e sur les transports et l'\u00e9nergie<\/td> Pr\u00e9sente, mais moins centralis\u00e9e qu'en Chine<\/td><\/tr> Secteur minier<\/td> Forte concentration sur les min\u00e9raux et les ressources<\/td> Moins cibl\u00e9e, plus ax\u00e9e sur l'agriculture<\/td><\/tr> L'\u00e9nergie<\/td> Investissements dans les \u00e9nergies renouvelables et les combustibles fossiles<\/td> Une plus grande importance accord\u00e9e aux \u00e9nergies renouvelables et \u00e0 la durabilit\u00e9<\/td><\/tr> TIC<\/td> D\u00e9veloppement des t\u00e9l\u00e9communications et num\u00e9risation<\/td> Pr\u00e9sente, mais en mettant l'accent sur la durabilit\u00e9 et la formation<\/td><\/tr> Sant\u00e9<\/td> Investissements limit\u00e9s<\/td> Priorit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e, avec un accent sur les infrastructures de sant\u00e9<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<\/span>Dans quels pays africains les investissements chinois sont-ils les plus concentr\u00e9s ?<\/span><\/h2>\n\n\n\nLes investissements chinois en Afrique sont principalement concentr\u00e9s dans quelques pays cl\u00e9s, en particulier ceux qui sont riches en ressources naturelles et dont la demande d'infrastructures est croissante. Voici les principaux pays africains o\u00f9 les investissements chinois sont les plus importants :<\/p>\n\n\n\n
\nNig\u00e9ria<\/strong>Elle repr\u00e9sente environ 17% des investissements chinois en Afrique, en raison de l'abondance de ses ressources p\u00e9troli\u00e8res et des projets d'infrastructure en cours.<\/li>\n\n\n\nAngola<\/strong>8% d'investissements, l'Angola est un autre b\u00e9n\u00e9ficiaire important, principalement en raison de ses r\u00e9serves de p\u00e9trole et de gaz.<\/li>\n\n\n\n\u00c9thiopie<\/strong>L'\u00c9thiopie re\u00e7oit \u00e9galement 8% d'investissements chinois, en particulier dans les infrastructures et les projets industriels.<\/li>\n\n\n\nKenya<\/strong>Avec 6% d'investissements, le Kenya est une plaque tournante strat\u00e9gique pour la Chine, en particulier pour les infrastructures de transport.<\/li>\n\n\n\nZambie<\/strong>Elle attire 5% d'investissements chinois, avec un fort accent sur l'exploitation mini\u00e8re et les infrastructures.<\/li>\n\n\n\nAfrique du Sud<\/strong>L'Afrique du Sud re\u00e7oit \u00e9galement 5% d'investissements, en raison de sa position \u00e9conomique et commerciale sur le continent.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n <\/figure>\n\n\n\nCes investissements ne se limitent pas aux pays riches en ressources ; la Chine a \u00e9galement des int\u00e9r\u00eats dans des nations plus pauvres telles que l'\u00c9rythr\u00e9e et l'Ouganda, ce qui t\u00e9moigne d'une approche diversifi\u00e9e qui inclut \u00e0 la fois les \u00e9conomies \u00e9mergentes et les \u00e9conomies \u00e9tablies. L'initiative \"la Ceinture et la Route\" a encore stimul\u00e9 cette expansion, visant \u00e0 construire un r\u00e9seau d'infrastructures reliant la Chine \u00e0 l'Afrique et au-del\u00e0.<\/p>\n\n\n\n
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